Les Traçages

Méthodologie simplifié


- L’injection


Cela consiste à introduire un marqueur chimique (traceur tel que la fluorescéine) en un point donné d'un karst où d’une rivière pour mettre en évidence une relation éventuelle des eaux d’infiltration avec un ou plusieurs points de sortie des eaux (exutoires).


- Le prélèvement, les analyses


Une fois l’injection du traceur réalisée, il faut effectuer des prélèvements d'eau réguliers aux émergences.

Sur les échantillons d’eau prélevés, on mesurera les concentrations en traceur.

A partir de ces mesures ont établira la courbe de restitution du traceur.


- Courbe de restitution


L’étude détaillée des courbes de concentration du traceur en fonction du temps, apporte de nombreuses informations. La dilution et la dispersion du traceur, sa vitesse d’écoulement, les taux de restitution sont autant d’informations qui vont permettre de comprendre le trajet de l’eau sous terre.


- Conclusion


Les résultats obtenus permettent ainsi de valider le traçage (ou de soulever d’autres questions!) et d’en déduire des précisions sur les modalités de circulation des eaux souterraines. Si le colorant arrive sur une source, les pouvoirs publics pourront mettre en place des périmètres de protection et lutter contre les pollutions.


On détermine l’origine des eaux d’une source par traçage en effectuant plusieurs injections sur les massifs calcaires environnants. Cela peut prendre des années car un seul traçage ne suffit pas à délimiter un bassin d’alimentation, on parle alors de «système karstique» et on dresse ensuite une carte hydrologique.

Mise à jour : le 29/01/11


Page réalisée : T.Lamarque

Article : Tiré du manuel de P.Audra

Photos : P.Maurel, T.Lamarque,

Vidéos : T.Lamarque, P.Maurel,

Infographie : P.Maurel, Spélé-H2O

Retrouve le traçage
 dans le livre «l’eau de là»livredeleaudela.html

Il y a le cycle de l’eau... et le cycle de l’eau en terrain calcaire. Fissures et fractures des collines calcaires absorbent l’eau de pluie pour la stocker et la transporter jusqu’aux sources. L’homme prend cette eau pour alimenter villes et villages, irriguer les champs, remplir les piscines...


Mais le calcaire reste une roche qui ne filtre pas la pollution. Protéger le calcaire, c’est protéger l’eau que l’on boit, et les spéléologues s’y emploient par le biais d’études que l’on appelle «traçage».


Les spéléologues contribuent ainsi à identifier et étudier l’origine des eaux souterraines, pour une meilleure gestion et protection.

Les traçages 


Pour déterminer l’origine des eaux des sources, les spéléologues effectuent des traçages sur les massifs calcaires. L’opération consiste à «colorer» l’eau qui s’infiltre dans le sous-sol calcaire, puis de surveiller les sources.

Injection

Surveillance

Conclusion

Traçages Siou Blanc


En 1992, les objectifs et projets d’activités du C.D.S 83 sont orientés vers l’exploration. Prospections, désobstructions et explorations inter-clubs sont organisés sur différents secteurs du massif de Siou-Blanc. Cette dynamique va permettre le développement du projet SPELE-EAU.


A partir de 1993, cette initiative va fédérer la majorité des clubs et individuels du département et même des clubs des départements voisins. Les opérations vont s’enchaîner à un rythme soutenu : d’abord une longue désobstruction à l’Aven du Caveau, puis, neuf traçages, deux campagnes de plongés et deux thermographies qui permettront de mieux comprendre l’organisation et le fonctionnement du massif karstique de Siou-Blanc / Montrieux. Lire la suite...

Menu Traçage

Siou-Blanc

Présentation 
traçage Siou-Blancpresentationtracagesioublanc.html
Système 
Siou-Blancsystemesioublanc.html
Système 
Tête de Cade-Orvessystemetetedecadeorves.html
Système Les Morières Système des Montrieux systemedemontrieuxsystemelesmorieres.html